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Dix demi-finalistes sont sélectionnées au Défi des femmes en tech propres

septembre 14, 2018 By: MaRS Discovery District

This post is also available in: English (Anglais)

par Elicia Maine et Janie C. Béïque

À la suite d’un long processus de sélection estival, le comité d’examen du Défi des femmes en tech propres a sélectionné dix femmes inspirantes pour se mesurer lors de la ronde des demi-finales du concours, qui aura lieu le 18 septembre au bureau de MaRS Discovery District, dans le centre-ville de Toronto.

Il s’agit d’un groupe diversifié de femmes qui représentent un pot-pourri d’ethnies, d’âges, de technologies et de provinces. Ces dix innovatrices exceptionnelles (voir leurs profils ci-dessous) doivent maintenant présenter leurs idées devant un public en direct et le jury dont nous faisons partie.

Ensemble, nous aurons l’honneur de décider quelles seront les cinq femmes qui continueront l’aventure pour participer à un programme intensif de création d’entreprise (30 mois), au cours duquel elles travailleront en étroite collaboration avec les conseillers de MaRS, les chercheurs du laboratoire fédéral et des experts externes à accélérer la R D et à faire avancer leurs plans d’affaires.

À partir de cette cohorte, l’entrepreneure qui aura fait le plus de progrès et démontré le plus haut potentiel commercial à la fin du programme recevra 1 million de dollars pour investir dans la croissance de son entreprise qui change la donne.

Choix difficiles

Des décisions comme celles-là ne sont jamais faciles à prendre, surtout lorsque la qualité des candidates est aussi élevée.

Conséquemment à un appel national tenu il y a deux mois, 147 demandes ont été reçues au total, ce qui dépasse de loin les attentes. Chacune d’entre elles a fait l’objet d’une rigoureuse sélection préliminaire afin de s’assurer qu’elle répondait aux critères d’admissibilité. Par exemple, le projet proposé répondait-il à la définition que le Défi avait donnée par rapport aux « tech propres » et aux « tech pointues »? Était-il rendu au bon stade de développement? L’innovation était-elle unique ou potentiellement perturbatrice? Pourrait-elle faire l’objet d’un brevet?

Fait important, y avait-il des chances que la demande mondiale soit suffisante pour une telle innovation, ou s’agissait-il d’une solution à la recherche d’un problème?

À partir de cette présélection initiale, notre comité d’examen – regroupant des membres de l’équipe des Services aux entreprises de MaRS, qui travaillent en consultation avec leurs collègues des renseignements commerciaux et du développement de programme – a fait passer le nombre de demandes à 50. Il a ensuite procédé à une seconde ronde de présélection, pour approfondir chaque demande restante, en consultation avec des experts externes, et pour faire une recherche secondaire, au besoin. À ce stade, un objectif clé était de déceler les obstacles probables à la commercialisation, par exemple les risques liés à la fabrication, les difficultés réglementaires et la dépendance excessive aux changements de comportement dans le marché.

Au fur et à mesure que la liste s’épurait, la qualité des candidates s’améliorait et le processus de sélection devenait de plus en plus difficile. Éventuellement, on a fini par s’entendre sur une liste restreinte de 33 femmes, qui ont toutes été invitées à faire une présentation par vidéoconférence et à répondre aux questions du comité.

À cette étape de l’entrevue, le comité a évalué les aptitudes en présentation de chaque candidate et déterminé leur « aptitude à être encadrée » – par exemple, de quel niveau d’ouverture a-t-elle fait preuve devant le genre de commentaires constructifs qui provenaient des conseillers, des mentors et des autres experts? Ressources naturelles Canada a aussi été consulté pour s’assurer que les candidates pourraient être jumelées adéquatement avec les ressources du laboratoire fédéral.

C’est ainsi qu’à l’issue d’un processus d’examen qui a comporté de multiples étapes, a duré plusieurs semaines et a exigé 250 heures-personnes, le comité a déterminé les dix demi-finalistes qui feront leur présentation le 18 septembre. En tant que membres du jury, nous avons hâte de rencontrer chacune de ces brillantes candidates et d’en apprendre plus au sujet de leurs innovations en matière de tech propres.

Nos dix demi-finalistes

Qui sont ces chefs de file des tech propres de demain? Sur quels projets planchent-elles? Vous apprendrez à les connaître au fur et à mesure que le Défi avance. Pour le moment, vous pouvez consulter leur profil ci-dessous.

  • Evelyn Allen, Ontario : Plafetorme de fabrication additive pour l’impression de nanopelllicules faites de graphène et d’autres matériaux 2D « miracle ». Ces pellicules servent de plus en plus dans les technologies propres, notamment dans la purification de l’eau, le stockage d’énergie, la prévention de la corrosion, les systèmes de détection et l’emballage intelligent. Le procédé qu’elle a mis au point est éconergétique et de loin moins coûteux que les méthodes actuelles.
  • Julie Angus, Colombie-Britannique : Embarcations autonomes à récupération d’énergie qui transformeront la recherche océanographique, le transport maritime ainsi que les industries des hydrocarbures et de la défense. Ces embarcations seront munies de capteurs d’environnement, de caméras et d’appareils de communication nécessaires aux observations océanographiques et qui serviront de passerelles de communication pour les capteurs sous-marins entre autres dispositifs.
  • Nasim Arianpoo, Colombie-Britannique : Plateforme industrielle qui offre aux concepteurs de procédés une surveillance en temps réel des données et des prévisions sur les pannes; elle permettra de réduire les déchets et la consommation de carburant tout en augmentant considérablement la production.
  • Nivatha Balendra, Québec : Méthode d’élimination durable de la contamination par l’huile, par exemple lors de déversements et dans les bassins de décantation, faisant appel à des lipides biodégradables obtenus grâce à une souche particulière de bactéries. Les lipides agissent comme un surfactif capable de décomposer les hydrocarbones de façon permanente, contrairement aux méthodes conventionnelles qui font appel à des détergents chimiques nocifs pour l’environnement.
  • Amanda Hall, Alberta : Extraction de lithium-ion de saumure produite. Cette méthode offre la possibilité de produire une source durable et peu coûteuse de lithium vert pour les batteries ou piles des véhicules électriques, appareils portatifs et mobiles dont les marchés évalués à plusieurs milliards de dollars ne cessent de se développer.
  • Bethany Deshpande, Nouveau-Brunswick : Bethany est la fondatrice d’une entreprise de gestion de précision dans le secteur laitier qui utilise des connaissances approfondies pour maintenir les vaches en santé, réduire le gaspillage au sein de la chaîne d’approvisionnement, et aider les agriculteurs à exploiter des entreprises plus rentables. Au moyen de capteurs exclusifs et de l’intelligence artificielle, la technologie peut déceler des maladies et d’autres sources de contamination dans le lait avant la production. Les agriculteurs peuvent ainsi prendre des mesures préventives pour réduire la quantité de lait qui pourrait sinon être refusée. Du même coup, les agriculteurs peuvent utiliser l’information pour accroître l’efficacité de leurs activités. On s’attend à ce que cette technologie soit adaptée à d’autres domaines, afin de procurer des avantages environnementaux et en matière de sécurité semblables à ceux obtenus dans le secteur de l’agriculture.
  • Sidney Omelon, Québec : Méthode améliorée de capturer le phosphore, ressource essentielle non renouvelable, dans les usines de traitement des eaux usées municipales et les milieux agricoles. Cette innovation, qui recycle les nutriments de phosphore présents dans les eaux usées, réduit la nécessité de forer et de traiter la roche phosphatée afin de produire l’engrais phosphaté utilisé en agriculture.
  • Gem Shoute, Alberta : Solution qui réduit la consommation d’énergie et de matières premières en recherche, développement et fabrication. Grâce à des algorithmes prédictifs, ce produit stimule la croissance des matières et permet d’optimiser le développement de produits tout comme l’ensemble des activités de fabrication de matériaux de pointe essentiels à nombre de technologies propres.
  • Alexandra Tavasoli, Ontario : Gaz à effet de serre (GES) et technologie des carburants qui convertit les rejets de CO2 ou de méthane en gaz de synthèse à l’aide de l’énergie solaire et de nouveaux matériaux nanostructurés photosensibles appelés « photocatalyseurs ». Cette méthode pourrait s’avérer un excellent moyen éconergétique de convertir le CO2 capturé des centrales électriques ou de l’atmosphère en produits chimiques et combustibles propres.
  • Luna Yu, Ontario : Solution qui permet de détourner les déchets organiques des sites d’enfouissement pour les convertir à peu de frais en un type de bioplastiques, le polyhydroxyalcanoate (PHA). Les bioplastiques de PHA sont totalement biodégradables dans les milieux marins et terrestres. On peut par exemple en tirer des pellicules d’emballage, des sacs, des contenants et des ustensiles.

Au nom des membres du jury, nous aimerions féliciter ces dix innovatrices pour s’être rendues en demi-finales. Il s’agit d’une réalisation majeure, surtout si on considère la concurrence féroce à laquelle elles ont été confrontées. Tandis que seulement cinq d’entre elles poursuivront le Défi, nous sommes convaincus qu’elles sont toutes destinées à accomplir de grandes choses.

Nous remercions également toutes les femmes qui ont déposé une demande pour participer au Défi. Vous êtes de véritables sources d’inspiration.

On se voit le 18 septembre!

Elicia Maine est la directrice du programme Invention to Innovation (i2I) et professeure au programme d’innovation et d’entrepreneuriat de la Beedie School of Business à l’Université Simon Fraser. Janie C. Béïque est vice-présidente administrative, Investissements, Fonds de solidarité FTQ, un investisseur institutionnel qui appuie les entreprises locales du Québec. Toutes deux font partie du jury du Défi des femmes en tech propres.

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